Combien d’épreuves passe-t-on au bac en candidat libre, et où faut-il s’inscrire ?

Mis à jour le 9 septembre 2026.

Passer le bac en candidat libre ne consiste pas à se présenter aux seules épreuves finales. Faute de livret scolaire, le candidat doit aussi passer des évaluations qui remplacent le contrôle continu, et le total dépasse largement ce que passe un élève scolarisé.

Le compte exact est de 13 épreuves contre 6. Cette page donne la liste complète, les coefficients officiels, le lieu et la période d’inscription, et le choix irréversible qui se fait au moment de s’inscrire.

En bref

  • Le terme officiel est candidat individuel : ni scolarisé en établissement, ni au CNED en scolarité réglementée.
  • L’inscription se fait auprès du rectorat du domicile, ou du SIEC d’Arcueil en Île-de-France.
  • Les registres sont ouverts d’octobre à début novembre, et jusqu’à début décembre pour les épreuves anticipées.
  • Le candidat passe 7 évaluations ponctuelles au titre du contrôle continu, plus les 6 épreuves terminales.
  • Le choix entre tout passer à la fin ou année par année est définitif après la clôture des inscriptions.

Où et quand s’inscrire au bac en candidat libre ?

L’inscription se fait auprès du rectorat de l’académie dont dépend le lieu d’habitation. Les candidats résidant en Île-de-France s’adressent au Service interacadémique des examens et concours, le SIEC, situé à Arcueil.

Un point est essentiel et souvent ignoré : chaque rectorat dispose de son propre calendrier. Il n’existe pas de date nationale unique. Les registres sont généralement ouverts d’octobre jusqu’à début novembre au plus tard pour les épreuves terminales, et jusqu’à début décembre pour les épreuves anticipées.

La date exacte se vérifie auprès de la division des examens et concours du rectorat concerné. Ces dates ne souffrent aucun retard : le texte précise qu’elles doivent impérativement être respectées, pour des raisons d’organisation et d’équité entre candidats.

Les personnes résidant à l’étranger passent par le conseiller culturel de l’ambassade ou du consulat de France le plus proche.

Combien d’épreuves un candidat individuel passe-t-il ?

Le bac en candidat libre demande treize épreuves, contre six pour un élève scolarisé. La différence tient entièrement au contrôle continu.

Un élève scolarisé voit ses moyennes de classe alimenter les 40 % de contrôle continu. Un candidat individuel n’a pas de livret scolaire : ces 40 % doivent donc être produits par des épreuves, appelées évaluations ponctuelles.

Enseignement évalué ponctuellement Coefficient
Enseignement de spécialité non poursuivi 8
Histoire-géographie 6
Langue vivante A 6
Langue vivante B 6
Enseignement scientifique, ou mathématiques en voie technologique 6
Éducation physique et sportive 6
Enseignement moral et civique 2

Le total de ces coefficients atteint 40, ce qui correspond exactement aux 40 % de contrôle continu.

Quelles sont les épreuves terminales ?

Ce sont les mêmes que pour un élève scolarisé, et elles représentent les 60 % restants.

Épreuve terminale Coefficient en voie générale
Français anticipé, écrit 5
Français anticipé, oral 5
Philosophie 8
Première spécialité 16
Seconde spécialité 16
Grand oral 10

En voie technologique, la philosophie passe à 4 et le Grand oral à 14. À compter de 2026 au titre de la session 2027, une épreuve anticipée de mathématiques de coefficient 2 s’ajoute, et le Grand oral descend à 8 en voie générale et 12 en voie technologique.

Les deux enseignements de spécialité pèsent 16 chacun, soit 32 des 60 coefficients terminaux. À eux seuls, ils représentent plus de la moitié des épreuves finales.

Quel choix est irréversible à l’inscription ?

Celui du calendrier des évaluations ponctuelles, et c’est la décision la plus lourde du dossier.

Deux modalités existent. Soit le candidat passe toutes ses évaluations ponctuelles en une fois à la fin du cycle terminal, et elles portent alors sur les programmes de première et de terminale réunis. Soit il les passe à la fin de chaque année, sur le programme de l’année écoulée.

Le choix se formule au moment de l’inscription à l’examen en classe de première, il vaut pour l’ensemble des enseignements, et il devient définitif dès la clôture des inscriptions. Une situation exceptionnelle peut permettre d’en changer, mais seulement avec l’autorisation expresse du recteur.

Peut-on passer les épreuves anticipées en même temps que les finales ?

Oui, sous condition d’âge. Le candidat individuel suit en principe le même calendrier anticipé que les élèves scolarisés, avec le français en fin de première.

Il peut cependant demander à tout passer d’un bloc s’il est âgé d’au moins 20 ans au 31 décembre de l’année de l’examen, et s’il se trouve dans l’une des situations prévues par l’arrêté du 16 juillet 2018 sur les épreuves anticipées.

C’est le point qui intéresse la plupart des adultes en reprise d’études : il évite d’étaler l’examen sur deux ans.

Quelles épreuves un candidat libre ne passe-t-il pas ?

Une exception précise existe pour les travaux pratiques. Le candidat individuel ne présente pas la partie pratique des épreuves terminales de spécialité en voie générale pour quatre spécialités : numérique et sciences informatiques, physique-chimie, sciences de l’ingénieur, et sciences de la vie et de la Terre.

C’est logique, puisque ces parties supposent un travail mené en laboratoire ou en atelier au cours de l’année. Cela change la nature de l’épreuve pour qui choisit ces spécialités.

Un candidat déjà titulaire d’un baccalauréat peut demander des dispenses d’épreuves, dans les conditions de l’arrêté du 14 mai 2020. Les candidats en situation de handicap disposent également d’aménagements sur demande.

Les enseignements optionnels sont-ils possibles ?

Oui, et ils s’ajoutent aux coefficients obligatoires. En voie générale, un enseignement optionnel au maximum en première et deux en terminale. En voie technologique, deux en première et deux en terminale. Les langues et cultures de l’Antiquité, latin et grec, peuvent s’ajouter à ces options.

Le coefficient dépend du programme évalué : 2 si l’évaluation porte sur une seule année, 4 si elle porte sur les deux années du cycle terminal.

Pourquoi le bac en candidat libre demande-t-il plus de préparation qu’il n’y paraît ?

Parce que le nombre d’épreuves change la nature de l’effort. Un élève scolarisé prépare six épreuves terminales, le reste de sa note venant de son travail de l’année. Un candidat individuel prépare treize évaluations, dont sept portent sur des enseignements qu’il n’a peut-être pas suivis en classe.

L’enseignement de spécialité non poursuivi illustre bien la difficulté : il est évalué au coefficient 8, sur le seul programme de première, alors que le candidat l’a abandonné. Il faut donc réviser une matière qu’on ne poursuit pas, pour un poids supérieur à celui de la philosophie.

Le choix du calendrier prend ici tout son sens. Étaler les évaluations sur deux ans allège chaque session mais impose de tenir la distance. Tout passer à la fin concentre l’effort mais fait porter les évaluations sur les programmes des deux années réunis.

Comment se répartissent les 100 coefficients ?

Les 40 coefficients du contrôle continu et les 60 des épreuves terminales forment un total de 100, auquel s’ajoutent les éventuelles options.

Le poids réel de chaque bloc mérite d’être vu en face. Les deux spécialités valent 32 coefficients sur 100, soit près d’un tiers du diplôme. Les évaluations ponctuelles en valent 40, soit davantage. Autrement dit, pour un candidat libre, le contrôle continu reconstitué pèse plus lourd que les deux spécialités réunies.

Ce que cette page ne dit pas

Les dates précises d’inscription ne sont pas indiquées ici, puisque chaque académie fixe son propre calendrier : seule la division des examens et concours du rectorat concerné, ou le SIEC pour l’Île-de-France, peut les donner. Les coefficients cités valent pour les sessions en cours ; plusieurs évoluent à compter de la session 2027, comme signalé dans le texte. Le baccalauréat professionnel suit des règles distinctes et n’est pas traité. Enfin, les dispenses et aménagements dépendent d’une décision individuelle et ne sont pas détaillés.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre candidat libre et candidat individuel ?

Aucune sur le fond. « Candidat individuel » est le terme officiel, « candidat libre » l’usage courant.

Un élève inscrit au CNED est-il candidat libre ?

Cela dépend du régime. En scolarité réglementée au CNED, il n’est pas candidat individuel. Hors de ce régime, il l’est.

Faut-il passer l’EPS en candidat libre ?

Oui, sous forme d’examen ponctuel, avec un coefficient 6 au titre du contrôle continu.

Peut-on changer d’avis sur le calendrier des évaluations ?

Non, sauf situation exceptionnelle et autorisation expresse du recteur. Le choix devient définitif à la clôture des inscriptions.

Les sujets des évaluations ponctuelles sont-ils nationaux ?

Ils proviennent d’une banque nationale numérique de sujets, tirés au sort par les chefs de centre sous l’autorité du recteur.

Sources

  • Éduscol, candidats individuels au baccalauréat général et technologique : eduscol.education.gouv.fr/5694/candidats-individuels-au-baccalaureat-general-et-au-baccalaureat-technologique
  • Arrêté du 16 juillet 2018 relatif aux épreuves anticipées du baccalauréat général et du baccalauréat technologique